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mardi, 17 juillet 2007 11:56

De la fraude dans nos épices

Écrit par A.G.
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POURQUOI le piment moulu coûte moins cher que la niora séchée? Ou encore, pourquoi le cumin en grains est-il plus onéreux que le même produit une fois pulvérisé? Pourtant, dans les deux cas la matière première a subi une transformation. Cela suppose des frais en plus. L’énergie, main-d’œuvre,

 additifs alimentaires, et la liste peut s’allonger. De même, les exemples peuvent être multipliés à volonté et pour toute la gamme des épices et aromates. Le secret, tenez-vous bien, n’a rien à voir avec les recettes de grand-mère. Au contraire, il s’en éloigne éperdument. Sans aucun souci pour la santé du consommateur. Même si parfois on a recours à des produits naturels, la fraude n’en demeure pas moins flagrante.
La prouesse de rendre le piment moulu plus compétitif que la matière de base, tient d’abord aux lieux et matériel «d’usinage». Selon les professionnels qui ont tenté de percer le secret, il s’agit dans la plupart des cas de hangars équipés en broyeurs pour aliments de bétail qui servent de système du moulin à pierres. Ensuite, le tour est joué en broyant la niora avec son placenta, le calice et le pédoncule. Sans se soucier que ces cendres soient supérieures au poids du fruit lui-même. Bien entendu, il n’a pas été débarrassé au préalable des impuretés et autres matières étrangères, en procédant au lavage d’usage.
Après cette partie du process on passe aux choses sérieuses. Il s’agit de donner la coloration qu’il faut pour avoir les Asta nécessaires (matières colorantes naturelles minimum). Là, on n’hésite pas à utiliser les déchets des huiles de table. Et pourquoi pas de la mélasse tout court. Reste encore «l’amélioration» du poids. A ce niveau, tous les ingrédients sont valables. Le son tout comme la farine. Mais la préférence va pour le sel. Pouvoir soluble oblige! Résultat, on parvient à mettre sur le marché un produit fini à 9 DH/kg contre 18 comme prix de revient stade production de l’usine structurée.
Voilà l’amère réalité du produit-phare de la filière qui représente les deux tiers de la production locale des épices.
Le poivre est le produit qui occupe le second rang dans la consommation des ménages. Noir ou blanc, ce produit doit répondre, avant sa transformation, à des spécifications physiques déterminant les matières étrangères, le pourcentage des baies cassées mais surtout la masse volumineuse. Elle est de 450 gr/litre pour le poivre noir et de 600 pour le poivre blanc. En deçà de ces exigences minimales, les produits importés doivent, en principe, être refoulés à la frontière. Comment peut-on alors s’en assurer quand les 90% des importations sont le fait de la contrebande? N’empêche qu’ils font aussi l’objet de manipulations frauduleuses. «En témoigne, la différence de l’ordre de 20 à 30% relevée entre le prix des baies entières et le poivre moulu», fait remarquer le président de l’Association des conditionneurs des produits alimentaires, Driss Terrab. Le produit à l’état brut est souvent plus cher que son dérivé, argumente Terrab. Cette épice dont le prix avoisine les 60 DH/kg stade importation est parfois disponible à moins de 50 DH, une fois moulue. Et pour cause, elle a été mélangée avec du sorgho.

· Le contrôleur abusé!

Des manipulations analogues touchent aussi d’autres épices et aromates. Sans oublier la qualité bas de gamme de la plupart des produits importés. Ainsi la cannelle est parfois traitée avec du liège et le gingembre avec la féverole. Tandis que le cumin est mélangé avec de la coriandre et parfois le curcuma. «Dans un marché où l’informel prédomine, la concurrence a tendance à privilégier l’aspect marchand du produit». «Car, qui se soucie de l’aspect loyal?» s’exclame un conditionneur. Le consommateur est peu,  voire pas du tout, informé. «Et le contrôle officiel ne se rabat que sur les marques bien identifiées», s’indigne le président des conditionneurs. Plus grave encore, les produits issus du secteur organisé servent souvent d’alibi pour les marchands du frelaté. C’est particulièrement le cas du piment moulu. Etant au fait de la qualité et de l’origine douteuses du produit qu’ils proposent, certains marchands gardent à portée quelque quantité d’une marque renommée qu’ils brandissent aux contrôleurs. Bien que les prélèvements en démentent à l’œil nu l’argumentaire. Mais peut-on remonter la filière quand la vente sans facture constitue la règle?
C’est l’autre aspect stimulant de l’informel. Moralité, dira un professionnel: mieux vaut sortir le bon vieux mortier!
L'economiste


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Lu 8565 fois Dernière modification le lundi, 16 janvier 2012 03:03

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