Qu'est ce qui pourrait créer une alacrité collective et une ambiance cosmopolite dans une petite ville au seuil du désert, sinon des rythmes musicaux authentiques ? La preuve a été apportée, vendredi soir à Zagora, à l'occasion du festival international des musiques africaines.


Les rapports propres aux époux
On peut dire sans hésitation, qu’en matière de rapports entre époux, le code de la famille fait sa révolution contre l’esprit qui régnait dans l’ancienne moudawana. Celle-ci ne considérait pas les époux comme partenaires. Car la relation du mariage ne produisait pas pour eux les mêmes effets. Avec les textes auparavant applicables, le mariage avait, certes, certains effets communs, mais à côté, les droits de l’un des époux étaient des obligations de l’autre, aucun devoir mutuel d’entraide et d’assistance (la femme avait automatiquement le droit de demander le divorce pour indigence du mari, même si elle avait une fortune personnelle). Aussi, par le mariage, la femme engageait sa personne (obligations de fidélité, devoir d’obéissance, respect des parents du mari…) alors que le mari engageait ses finances (devoir d’égalité entre les épouses en cas de polygamie, devoir d’entretien…).
Dans l'islam, le rapport entre les hommes et les femmes est défini par la qawâma, versets révélés à Médine. Son rôle s’est ensuite étendu à tous les domaines de la vie active, non seulement familiale, mais également sociale et politique. Il est question d’un pacte inviolable établi entre l’homme et la femme.


Description

Droits et devoirs

C’est dans ces versets que le Coran définit les droits et les devoirs des femmes et des hommes : « Elle ont des droits équivalents aux devoirs qu’elle doivent rendre à l’amiable, et aux hommes un degré d’avantage et Dieu est puissant et sage ».

On trouve l’explication de ce fameux degré réservé aux hommes dans l’ensemble des questions rattachées à la famille, les parts successorales et les droits et devoirs du couple.

Il ne s'agit pas d'accorder de privilège et la qawâma repose en théorie sur un principe égalitaire. Les versets concernés parlent en effet d’une distribution équitable entre l’homme et la femme selon leur contribution (pas seulement au sens matériel du terme).

  • « Ne convoitez pas les faveurs dont Dieu a gratifié certains d’entre vous de préférence aux autres. Une part de ce que les hommes auront acquis par leurs œuvres leur reviendra. Une part de ce que les femmes auront acquis par leurs œuvres leur reviendra. Demandez à Dieu qu’il vous accorde sa grâce. Dieu connaît toute chose. Nous avons désigné pour tous des héritiers légaux : les pères et mères, les proches et ceux auxquels vous êtes liés par un pacte. Donnez-leur la part qui doit leur revenir. Dieu est témoin de toute chose.
  Les hommes ont un surplus de responsabilité ([qawwâmûna]) en vertu des préférences des uns par rapport aux autres et du fait des dépenses qu’ils font de leurs biens. » (Les femmes, 32-34).


Il est donc permis de penser que la qawâma est accordée à l’homme seulement en fonction des moyens qu’il possède, de sa capacité tant physique que matérielle. Ce qui veut dire que si cette capacité appartient dans un couple à la femme, elle est tenue d’exercer cette fameuse qawâma. Donc, il n’y a aucune exclusivité masculine à ce sujet.