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Des miliciens armés ont rejoint les pirates qui ont capturé le superpétrolier Sirius Star |
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Écrit par Rabie Khabouze
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22-11-2008 |
Moins d'une semaine après la capture du Sirius Star, une bataille navale est-elle en train de se préparer au large de la Somalie ? Conscients de l'énorme impact international provoqué par leur spectaculaire attaque contre le superpétrolier saoudien, les pirates somaliens ont appelé des renforts pour protéger leur prise, qu'ils veulent négocier 25 millions de dollars. Une centaine de miliciens armés venus du centre du pays ont ainsi rejoint Xarardheere, le petit port de pêche où mouille le Sirius Star, au nord de Mogadiscio. En attendant l'issue de la médiation entreprise par la diplomatie saoudienne, les bandits des mers tentent d'empêcher une éventuelle intervention des marines étrangères.
La communauté internationale a rapidement mobilisé les navires de
guerre qui patrouillent depuis le début de l'automne dans la région :
bateaux de l'Otan, bâtiments américains de la Task Force 150 engagés
dans l'opération de lutte contre le terrorisme « Enduring Freedom » ou
navires envoyés par différents pays comme la France, la Russie,
l'Espagne, l'Inde ou la Corée du Sud. En attendant que l'opération de
l'Union européenne « Atalanta » démarre, le 8 décembre, certains pays,
notamment la Russie, ont annoncé qu'ils allaient envoyer des renforts.
Très offensif, l'ambassadeur russe auprès de l'Otan, Dmitri Rogozine, a
carrément affirmé que l'UE et l'Alliance atlantique devraient « lancer
une opération terrestre pour éliminer les pirates ».
L'explosion de la piraterie dans le golfe d'Aden, jugée « incontrôlable
» par le Bureau maritime international (BMI), inquiète aussi les pays
arabes, car elle risque d'entraîner une diminution du trafic. Déjà,
deux gros armateurs, le norvégien Odfjell et le danois Moeller-Maersk,
ont décidé de dérouter leurs bateaux par le cap de Bonne-Espérance, au
sud de l'Afrique, une route plus longue et plus onéreuse, mais aussi
plus sûre. Réunis d'urgence jeudi au Caire, les responsables des pays
riverains de la mer Rouge se sont dits prêts à soutenir « toutes les
options » pour lutter contre la piraterie.
Le Figaro
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