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Le Maroc a participé á l'experience Atlas autour du Grand collisionneur de Hadrons en Suisse | Le Maroc a participé á l'experience Atlas autour du Grand collisionneur de Hadrons en Suisse |
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| Écrit par Rabie Khabouze | |
| 13-09-2008 | |
![]() Le Maroc a été le seul pays arabe et africain à participer à l'expérience Atlas autour du "Grand collisionneur de Hadrons" (LHC), destiné à aider les scientifiques à répondre à certaines questions essentielles de la physique des particules qui restent sans réponse. Selon Pr. Rajaâ Cherkaoui El Moursli, membre correspondant de l'Académie Hassan II des sciences et techniques et membre
de la collaboration Atlas au LHC, le Maroc est le seul pays arabe et africain à adhérer à Atlas l'une des quatre expériences utilisant les faisceaux du LHC, lancé, mercredi dernier à la frontière franco-suisse, par l'Organisation européenne pour la recherche nucléaire. Les groupes de chercheurs marocains ont ainsi pris part à la construction maintenant achevée du "détecteur de pied de gerbe du calorimètre électromagnétique" d'Atlas. Cet élément de très haute technologie permettra à l'expérience de mesurer de façon précise la position et l'énergie des photons produits dans les collisions du LHC. Au total, ce sont plus de 50.000 anodes de hautes précisions qui ont été câblées et testées au Maroc (Université Hassan II Aïn Chock à Casablanca, Université Mohammed V Agdal de Rabat et le Centre national de l'Energie et des sciences et des techniques nucléaires) avant d'être assemblées à Grenoble et à Stockholm, a précisé Pr. Cherkaoui El Moursli. La mise en oeuvre de toutes les technologies de pointe nécessaires à ces réalisations, tant en mécanique qu'en microélectronique et informatique, a joué un rôle déterminant dans l'amélioration du tissu académique et industriel du Maroc et devrait engendrer localement de très nombreuses retombées bénéfiques. Pour faciliter les échanges de chercheurs et d'étudiants, un accord de coopération scientifique entre le Maroc et la France a été signé par le directeur du Centre national pour la recherche scientifique et technique (CNRST) et le directeur de l'Institut national de physique nucléaire et de physique de particules (IN2P3) ouvrant la voie à un renforcement des relations scientifiques entre les deux pays et qui s'est traduit par la création, en 2004, du Groupement de recherche internationale (GDRI), rassemblant plusieurs laboratoires marocains français et suédois autour de l'expérience Atlas, a-t-elle souligné. Le LHC, un gigantesque instrument scientifique situé près de Genève, a environ 100 mètres sous terre, est un accélérateur de particules, avec lequel les physiciens vont étudier les plus petites particules connues, à savoir les composants fondamentaux de la matière. Deux faisceaux de particules subatomiques de la famille des "hadrons" (des protons ou des ions de plomb) circuleront en sens inverse à l'intérieur de l'accélérateur circulaire, emmagasinant de l'énergie à chaque tour. En faisant entrer en collision frontale les deux faisceaux à une vitesse proche de celle de la lumière et à de très hautes énergies, le LHC va recréer les conditions qui existaient juste après le Big Bang. Des équipes de physiciens du monde entier analyseront les particules issues de ces collisions en utilisant des détecteurs spéciaux. D'un coût de 3,76 milliards d'euros, ce projet est le fuit d'une collaboration entre les pays européens, les Etats-Unis, l'Inde, la Russie et le Japon. Cet outil, sur lequel environ 5.000 physiciens et ingénieurs travaillent depuis plus de 10 ans, est le plus grand projet scientifique de ces dernières années, estime-t-on. Depuis 1996, le CERN (le plus grand centre de physique des particules du monde) a construit à 100 mètres sous terre près de Genève un anneau de 27 km de circonférence refroidi durant deux ans pour atteindre 271,3 C, soit juste 1,9 C de plus que le zéro absolu. Autour de l'anneau sont installés quatre grands détecteurs au sein desquels vont se produire des collisions de paquets de protons (particules de la famille des hadrons, d'où le nom du "Grand collisionneur de hadrons"). Leur vitesse atteindra jusqu'à 99,999 % de celle de la lumière (environ 300.000 km par seconde). A pleine puissance, 600 millions de collisions par seconde génèreront une floraison de particules, dont certaines n'ont jamais encore pu être observées. MAP |
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