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La solution d'autonomie est novatrice conforme à la bonne application des normes internationales | La solution d'autonomie est novatrice conforme à la bonne application des normes internationales |
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| Écrit par Rabie Khabouze | |
| 24-04-2008 | |
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Le directeur de l'Observatoire d'études géopolitiques (OEG), basé à Paris, Charles Saint-Prot, a affirmé que le projet d'autonomie du Sahara dans le cadre de la souveraineté marocaine est le meilleur moyen de préserver la stabilité régionale et les grands équilibres géopolitiques. Il a, dans ce sens, indiqué que les Nations unies, qui reviennent à une vision réaliste des choses, ont abandonné la fiction d'un référendum, précisant que la résolution 1783 du Conseil de sécurité admet de facto que la base d'un règlement repose sur le plan d'autonomie présenté par le Maroc. La solution est donc à portée de main et les parties sont appelées à faire montre de bonne volonté dans le cadre d'une négociation sincère, a-t-il noté, soulignant la nécessité de mettre un terme aux manœuvres dilatoires de certains qui "ne semblent pas pressés d'aboutir à une solution". Au cours de cette conférence-débat, organisée par l'Institut marocain des relations internationales (IMRI) et à laquelle a assisté une pléiade de chercheurs, universitaires, représentants de partis politiques et diplomates étrangers accrédités au Maroc, M. Saint-Prot s'est interrogé sur le jusqu'au-boutisme du "polisario" qui, a-t-il relevé, ne veut pas s'engager dans un processus de réconciliation. Il s'est également demandé si "les dirigeants" du "polisario", confrontés à une opposition interne et à des défections de plus en plus nombreuses, veulent vraiment parvenir à une solution, relevant, à cet égard, que le véritable acteur du conflit est le régime algérien. La clé du conflit est à Alger. Et c'est l'Algérie qui peut décider si le "polisario" se montre raisonnable dans son action sans issue, a fait savoir M. Saint-Prot, également docteur en sciences politique, chercheur-universitaire et auteur d'une trentaine d'ouvrages. "Il ne fait aucun doute pour personne que l'Algérie est le véritable maître du jeu", a-t-il noté, rappelant que le mouvement séparatiste a été encadré, nourri, subventionné, approvisionné en armes et en munitions, guidé dans l'arène diplomatique par le régime algérien. M. Saint-Prot a souligné que les principales puissances doivent faire pression sur l'Algérie pour qu'elle change de position. "Il faut que l'Algérie accepte de tourner la page d'une aventure qui a fait long feu. Pour Alger, ce ne serait pas une défaite. Bien au contraire, ce serait un acte de courage, de lucidité et de responsabilité. Cela nourrirait des espoirs nouveaux pour tous les peuples du Maghreb arabe qui pourraient marcher plus sereinement vers l'avenir", a-t-il dit. Le conflit du Sahara, a expliqué M. Saint-Prot, freine la nécessaire Uion du Maghreb arabe et le développement de la coopération économique, conduisant cette région à prendre du retard dans la mondialisation. A l'heure de la mondialisation, il est inconcevable que les frontières soient fermées entre l'Algérie et le Maroc, a-t-il déploré, signalant qu'il est consternant de constater que les échanges intermaghrébins ne représentent que 2% du commerce des cinq pays membres de l'UMA. "Le véritable enjeu en matière de développement et de stabilité concerne l'avenir de l'ensemble maghrébin qui a des potentialités extraordinaires et doit être en mesure de s'organiser pour répondre aux nouveaux défis de la mondialisation", a-t-il précisé. Outre les répercussions engendrées par ce conflit artificiel sur la région du Maghreb, M. Saint-Prot a évoqué les nouveaux risques de déstabilisation que font courir les groupes terroristes dans l'espace sahélo-saharien. "Le conflit du Sahara est une source d'instabilité géopolitique. C'est une inquiétude permanente pour les pays européens qui voient se développer à la faveur de cette crise de dangereux trafics", a relevé le directeur de l'Observatoire d'études géopolitiques. Il a, à cet effet, précisé que l'espace sahélo-saharien est devenu un refuge pour les groupes terroristes liés à Al-Qaïda, ajoutant qu'il existe une sorte de "zone grise" sur plusieurs milliers de kilomètres entre le sud du Maghreb et l'Afrique subsaharienne. Dans cette vaste zone mal contrôlée, a-t-il indiqué, prospèrent les trafiquants d'armes ou de drogue, signalant qu'il s'agit d'un refuge et d'une véritable aubaine pour les groupes extrémistes comme le réseau Al-Qaïda qui cherche un endroit pour s'organiser. En refusant de négocier raisonnablement, a estimé M. Saint-Prot le "polisario" s'enfermera dans une marginalisation qui le conduira inexorablement à des dérives : trafics, dont l'immigration clandestine, criminalité, terrorisme.
Le "polisario" constitue donc l'un des principaux facteurs de déstabilisation de la région, a-t-il fait remarquer, notant que le meilleur moyen d'y assurer la stabilité passe par le règlement de la question du Sahara sur les bases réalistes proposées par le Maroc qui bénéficie d'un puissant consensus intérieur et extérieur. |
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