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Le gouvernement algérien semble s'évertuer à falsifier la réalité |
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Écrit par Rabie Khabouze
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20-11-2008 |
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Le gouvernement algérien, non content de passer outre les différentes résolutions pertinentes votées sur le Sahara à la fois par le Conseil de sécurité et l'Assemblée générale, semble s'évertuer à falsifier la réalité et à dénier tout pouvoir et crédit aux deux organes suprêmes de l'organisation internationale.
Le dernier débat consacré au rapport du Conseil de sécurité a démontré
de nouveau l'inadmissible mauvaise foi du gouvernement algérien, et son
représentant permanent auprès de l'ONU, Mourad Benmehedi, a cru prendre
aisance eu égard aux recommandations de l'ONU pour ne pas attirer notre
regard et, surtout, susciter à juste titre la réaction du Maroc.
Le délégué algérien s'est cru en effet autorisé à soulever l'affaire du
Sahara, ensuite à parler d'un échec des Quinze ( les cinq membres
permanents et les dix autres) qui ont voté en avril 2007 et en avril
2008 les résolutions pertinentes recommandant la poursuite, dans un
esprit inspiré de la bonne foi et de manière substantielle, du
processus de négociations sur le Sahara. Comme toujours, le
gouvernement algérien s'efforce de remettre en question à la fois le
processus mis sur pied par les Nations unies, les résolutions sur
lesquelles il s'articule et, ce qui n'est pas moins pathétique, la
crédibilité des gouvernements et des Etats ayant apporté leur vote aux
résolutions. Comme si de longs mois, pour ne pas dire de longues années
de travail, sanctionnés par l'adoption à l'unanimité toujours d'une
série de résolutions ne semblent pas convaincre le gouvernement
algérien que la communauté internationale se lasse manifestement d'un
dossier qui n'en finit pas de rebondir, au prétexte que l'Algérie
bafoue la légalité.
Pis, les résolutions adoptées par le Conseil de sécurité ont été
confortées par celles que l'Assemblée générale de l'ONU a votées à
l'unanimité. Les deux organes suprêmes sont en parfaite harmonie, en
pleine concordance et donc en totale cohérence avec eux-mêmes dans
cette affaire du Sahara. Ils recourent au même langage et appuient de
manière effective le processus de négociations politiques, jugé à leurs
yeux crédible et le seul en mesure de conduire à une solution
consensuelle et définitive du problème. Le Conseil de sécurité a adopté
trois résolutions successives entre 2007 et 2008 et qui, après avoir
apprécié la valeur, la crédibilité et le sérieux du projet marocain
d'autonomie, n'a de cesse d'en appeler les parties à des négociations
substantielles et à faire preuve de réalisme et d'esprit de compromis.
Quatre rounds de négociations se sont déroulés à Manhasset. Quand bien
même la tentation serait grande de revenir à des argumentaires
fallacieux, révolus avec le temps, quand bien même il ne se résoudrait
nullement à la nouvelle réalité diplomatique dans cette affaire, le
gouvernement algérien ne peut continuer à imposer ses caprices et sa
propagande aux Nations unies. L'étape à laquelle est parvenue l'ONU
dans le règlement de ce dossier est d'autant plus irréversible qu'elle
reste estampillée par des résolutions décisives du Conseil de sécurité
et de l'Assemblée générale, en complète phase, et que, sauf là encore
duplicité, le gouvernement algérien – faut-il le rappeler – a plus ou
moins approuvées.
Le Matin
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