| Ouaddou, l’ami qui vous fait du bien |
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| Écrit par Karim | |
| 31-12-2007 | |
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« S’ils sont heureux, je suis heureux… », apprécie le chef de famille. La femme et les enfants d’abord. Ouaddou à VA, c’est donc à cause d’eux. « En Grèce, pour le foot c’était bien, mais la famille était déboussolée. » Après six mois au Pirée, il a arrêté les frais. Et VA fut le plus prompt. « Nancy me voulait mais je n’étais pas la priorité. Antoine (Kombouaré), lui, a été clair.Six mois pour voir. Ça s’est bien passé. J’avais donné ma parole, je suis resté. » Malgré les propositions d’Espagne, d’Allemagne… En janvier 2007, son impact se résume à deux premiers matchs pour deux victoires, dont une mémorable au Parc (1-2), qui coûta sa place à Lacombe. Jusque-là, VA ne s’était pas encore imposé à l’extérieur… Deux demi-saisons et un statut d’indispensable. Son bilan écrase tout : 27 matchs, 11 victoires, 10 nuls et 6 défaites. Le secret d’une intégration aussi réussie se devine. Ouaddou a retrouvé dans le Nord ce qu’il aime, « des valeurs (qu’il) partage, des personnes qui parlent vrai ». Né dans le sud du Maroc, près d’Errachidia, il vit en France depuis l’âge de trois ans. Jeunesse à Nancy, avec sa soeur et ses deux frères. « Quand on est arrivés, ma mère “flippait”, il y avait de la neige. » Son père connaissait. Mineur, il avait creusé à Douchy-les-Mines (près de Denain) avant de partir en Lorraine. Quand « Abdes » dit à ses parents qu’il veut devenir pro, ils ne comprennent pas tout de suite. « Pour eux, le sport c’était un loisir. La réussite, c’était se retrouver derrière un bureau. » Perdu. Le rejeton s’épanouit tellement à Jarville, son premier club, qu’il rejoint le centre de formation de Nancy. Là, le fils se souvient du mot courage. « Je n’étais pas parmi les meilleurs, mais avec le boulot je suis passé devant. » À l’époque, il croise Mody Traoré, futur équipier à VA. Treize ans après, Ouaddou savoure, serein, et attend la suite. « Je viens d’avoir 29 ans. On dit qu’on est au maximum. Moi, je mesure qu’en un an à VA, j’ai beaucoup appris. Tous mes coachs m’ont apporté. À Fulham, Tigana m’a enseigné la rigueur tactique. Böloni, à Nancy puis à Rennes, m’a donné l’agressivité. Kombouaré, lui, me fait avancer dans la prise de responsabilités. » « Ici, on sait pour qui on bosse »
Cette saison, le capitaine vit « quelque chose d’exceptionnel ». « Ici on sait pour qui on bosse. Il y a des gens qui font avancer le club. Quand tu viens travailler, tu n’as pas mal à la tête. » L’état d’esprit ? Ouaddou confirme. « Rudy (Mater), José (Saez), Mody (Traoré) et Steve (Savidan) tiennent la flamme. Ils ont tout connu. Ils sont importants, rien ne peut se perdre avec eux. » Pour garder le temple, Ouaddou mise aussi sur le public. « La saison dernière, quand on a enchaîné les 0-0, il n’a jamais lâché. J’espère que Nungesser conservera longtemps cette mentalité, c’est rare, précieux. À Nancy, c’est plus difficile. On vient d’aller faire 0-0 là-bas et le public a sifflé alors qu’ils sont deuxièmes ! » Ça plus ça… Au fond de lui, Ouaddou sent qu’il a posé ses valises. « Nous sommes bien ici. Je ne cours plus. J’ai gagné ma vie, je cherche la stabilité. Il y a un beau projet et mon projet c’est Valenciennes. Ce n’est pas un manque d’ambition. Je serais heureux de jouer dans le nouveau stade, de voir le public y puiser de la joie. On aura fait ça avec une bande de potes. On pourra être fiers. » • |
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