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mardi, 14 août 2007 09:00

De Oued Eddahab à Manhasset ou rien d'autre que la souveraineté

Écrit par lematin
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Vingt-huit ans se sont écoulés depuis que le 14 août 1979, sur la belle esplanade dallée du Palais Royal de Rabat, sous la bienveillance de feu Hassan II et de Sa Majesté le Roi Mohammed VI alors Prince Héritier et de S.A.R. le Prince Moulay Rachid, une page de l'histoire du Maroc fut tournée et une autre ouverte.
Les représentants de toutes les tribus sahraouies de la province de Oued Eddahab faisaient ce jour-là acte d'allégeance au Roi du Maroc. Notre pays récupérait ainsi la province que les Espagnols, depuis qu'ils l'avaient occupée au siècle dernier, appelaient Rio de Oro et qui, dans le cadre de l'accord tripartite de Madrid de novembre 1975, avait été confiée à la Mauritanie. Son rattachement naturel au Royaume ce jour du 14 août 1979 fut, outre un échange intense d'allocutions, marqué par une cérémonie émouvante au Palais royal de Rabat au cours de laquelle les chefs de tribus venus de la province de Dakhla renouvelaient le serment de fidélité au Roi.

Oued Eddahab constituait la dernière province du Sahara rétrocédée au Maroc. Ses populations ne s'étaient jamais départies de leur marocanité, régulièrement exprimée et manifestée à chaque fois que l'occasion leur en fut donnée. Le 14 août 1979 symbolisa de ce fait une manière de retrouvailles et illustra surtout de manière éclatante ce que les historiens n'ont jamais cessé d'invoquer, à savoir l'enracinement de la plupart des dynasties marocaines, en particulier des Alaouites, dans le Sahara.

Sans doute en effet, faudrait-il souligner que les populations de l'extrême sud du Sahara refusaient encore plus irrémédiablement que les autres leur isolement imposé par l'occupation coloniale du Royaume du Maroc. Leur retour ce 14 août, le caractère chaleureux qui le caractérisa malgré une solennité dépouillée de tout protocole mais, bien au contraire, trempée dans une forte émotion, enfin l'échange de mots entre feu S.M. Hassan II et les chefs de tribus sahraouies, et puis cette distribution solennelle et symbolique par le Souverain défunt des armes aux vieux chioukh dignement drapés dans leur “abaya” bleue !

Cette remise de fusils aux chefs de tribus n'avait-elle pas un sens ? Celui notamment d'un appel à la continuité du combat farouche pour sauvegarder nos territoires que les séparatistes du polisario, quelques mois plus tard, s'acharneraient à attaquer à partir de Tindouf ? Avant que le Maroc ne se résolvât trois ans plus tard à édifier le Mur de défense pour faire échec aux agressions armées et à menacer d'appliquer le fameux “droit de suite”. Il lui fallait préserver la cohésion de ses populations des provinces sahariennes. Il lui incombait de leur donner tous les moyens de se défendre. La symbiose entre le Roi et son peuple impliquait et implique toujours un principe d'engagement réciproque, de l'un à l'autre, pour la défense commune de la souveraineté nationale.

Non que ce principe sacro-saint n'ait vu le jour ou connu son application que récemment. Il remonte en fait à des temps immémoriaux, concerne également les contrées du Maroc tout entier. Et pour ce qui du Sahara, l'histoire nous montre que du principe de sa défense, les Rois du Maroc, des Almoravides ( Mourabitine) jusqu'à Mohammed VI aujourd'hui, en passant par Al Mansour Eddahbi, Moulay Ismaïl, feus Mohammed V et Hassan II, en ont fait plus qu'un devoir sacré, un impératif absolu.

A ceux qui ne peuvent comprendre cette filiation généalogique, il convient de rétorquer qu'il s'agit-là d'un véritable pacte de défense et dont l'acte d'allégeance constitue le cadre général. L'ambivalence ne fait pas une politique. Or, depuis quarante ans maintenant au moins, les gouvernements algériens successifs, excepté peut-être celui de Chadli Bendjedid et du président Zéroual, se sont passé le mot : soutenir le séparatisme au Maroc, entretenir une “affaire” en remuant chaque fois le couteau dans la plaie.

Or, également, le Maroc ne se départit jamais pour autant de sa vigilance contre les tentatives de déstabilisation et passe outre ce “voisinage obligé” dont le trait essentiel est de détourner les problèmes internes sur les frontières du Maroc. “L'affaire du Sahara”, invention de ce qu'on appelle le machiavélisme , a obéi à une logique de déstabilisation propre aux “ services”, en l'occurrence algériens et espagnols.

De quelques manifestations de collégiens dans les années soixante contre l'occupation par l'Espagne du Sahara, nous disons contre l'Espagne, la propagande algérienne de l'époque a su faire son miel. En 1968, les mêmes collégiens devenus étudiants, dont un certain Mustapha El Ouali, Mohamed Abdelaziz et Hadrami, n'avaient-ils pas avec d'autres, à Lâayoune, Tarfaya, Smara, Boujdour, Dakhla, organisé de grandes manifestations contre la présence de l'Espagne en réclamant, drapeaux marocains hissés, le retour du Sahara au Maroc ? N'appartenaient-ils pas à l'UNEM de l'époque ? Les mêmes aussi, mettant à profit le moussem de Tan-Tan en 1971 s'étaient heurtés aux forces du “tercio”, non sans subir une féroce répression.

En 1973, date cruciale, fuyant les arrestations opérées par les autorités de Madrid, ils rejoignaient les uns après les autres la Mauritanie, puis Tindouf, où la sécurité militaire algérienne les reprenait en main, les encadrait et les préparait. Sauf que, à rebours de ce que proclame la propagande algérienne et notamment la presse, ces Sahraouis marocains partis à Tindouf ne formaient qu'une poignée de cinquante personnes. Et quand bien même les mêmes mensonges s'acharneraient à grossir les chiffres, pas plus de quelques centaines de personnes avaient été récupérées dans les fourgons de l'armée algérienne au lendemain de la Marche verte pour être acheminées “manu militari” à Tindouf.

La quasi majorité des Sahraouis, nous ne cessons de le dire et de l'écrire, soit quelque 80 000 selon le recensement opéré par le gouvernement espagnol pour les Nations unies, se trouvaient au Maroc et les quelques milliers de Sahraouis qualifiés de “réfugiés” de Tindouf et Lahmada sont en réalité des séquestrés, conduits autrefois de force par l'armée algérienne après la libération du Sahara en novembre 1975 et les agressions lancées contre le Maroc à Amgala en février 1976. Le Haut Commissariat aux Réfugiés (HCR) s'est échiné à réclamer des années durant l'autorisation des autorités algériennes pour accéder aux camps de Tindouf, dénombrer et authentifier les vrais des faux Sahraouis, il n'y est jamais parvenu.

L'on sait cependant que les camps regroupent davantage de Touaregs, de Nigériens, de Maliens, de Mauritaniens qui, fuyant les dures sécheresses endémiques, sont récupérés par les autorités frontalières algériennes. L'on sait également que les 4 ou 5000 Sahraouis conduits de force à Tindouf en 1975 ne peuvent en trente ans devenir 1 million ou plus, comme la propagande le laisse entendre. Il y a là un problème urgent d'identification, car les Sahraouis authentiques dans leur immense majorité se trouvent au Maroc, à Lâayoune, Smara, Boujdour et dans cette province dont on célèbre aujourd'hui le retour.

Tant et si bien que, renouant avec le principe d'engagement civique et militaire, fidèles aussi à la tradition de leurs ancêtres, les populations de Oued Eddahab, dont la mémoire riche s'est nourrie des faits d'armes pour la défense du Maroc avaient tenu à renouveler fortement leur serment au Roi.

Cérémonie haute en couleurs, forte en symboles, l'allégeance réaffirmée par les populations de Oued Eddahab le 14 août 1979 parachevait côté sud l'intégrité territoriale du Maroc. Sa commémoration aujourd'hui est un acte de foi qui nous rappelle que sa préservation se heurte toujours à la même mauvaise foi de nos adversaires algériens. Du retour de Oued Eddahab aux négociations de Manhasset, l'histoire a suivi son cours, marqué par une série d'événements majeurs : retrait du Maroc de l'OUA en 1984, création de l'Union du Maghreb Arabe (UMA) en février 1989 à Marrakech, mise en œuvre d'un plan de règlement des Nations unies au Sahara avec la mise en place de la Minurso et un lancement avorté par l'Algérie et le polisario d'un recensement des populations en vue d'un éventuel référendum, les plans Baker qui sont morts de leur belle mort après que le Maroc les ait récusés à juste titre, enfin cette décision historique qu'aura été le vote à l'unanimité par le Conseil de sécurité, le 30 avril 2007, de la résolution pertinente 1754 invitant les parties à des contacts directs, encourageant la mise en œuvre de l'initiative du Maroc pour une autonomie dans le Sahara.

Les populations du Sahara n'ont pas été de simples témoins mais les véritables acteurs d'une histoire dont les pages continuent d'être écrites. Une histoire rythmée et qui arrive aujourd'hui à un tournant significatif. Le Maroc, initiateur d'un modèle de règlement de “conflit”, a repris la main, si tant est qu'il l'ait jamais perdue -, dans la gestion de cette affaire, dont les arrière-plans au niveau algérien restent à la fois mystérieux et d'une limpidité hallucinante.

Il convient, néanmoins, de souligner que la cohésion nationale, la consolidation du front intérieur de Tanger à Lagouira, la prise en compte malgré tout par les dirigeants algériens que rien ne viendra entamer l'unité du peuple marocain dans cette “affaire” qui est la sienne, le soutien évident de la communauté internationale au projet d'autonomie constituent des facteurs objectifs et dynamiques dans le sens d'un règlement honorable. Car il n'est pas d'autre issue que ce laborieux chemin qui va au-delà des égoïsmes des nations et des orgueils de régime. Le Maroc aura fait le nécessaire, il reste ouvert, mais ne saurait mettre en cause sa cohésion, son intégrité territoriale et sa souveraineté nationale au prétexte que le gouvernement algérien nous les conteste.

Une vision moderne pour le Sahara
S.M. le Roi Mohammed VI, tout juste après avoir accédé le 30 juillet 1999 au Trône, a dépêché dix jours plus tard un émissaire à Dakhla. Il s'agissait de Mohamed Allal Sinaceur, conseiller de S.M. le Roi, et porteur d'un message Royal pour les populations de cette province. Plus que la sollicitude, ce fut une profession de foi, d'affection et d'attachement.

C'était le 13 août 1999, une date symbole, un signe que le nouveau Roi du Maroc, fidèle à l'engagement de son père, son grand-père et ses ancêtres, n'a pas dérogé à la ligne ni à la philosophie qui est au cœur d'une histoire se faisant et jouant un rôle de principe fondateur: la symbiose entre le Souverain et les populations du Sud.

Le conseiller de S.M. le Roi avait donné lecture au message Royal lors d'un grand meeting à Dakhla, où il soulignait que «parmi les anniversaires bien ancrés en nous et bien enracinés dans nos sentiments, figure cet anniversaire si cher que nous célébrons le 14 août de chaque année, en commémoration de la récupération de la chère province de Oued Eddahab, et en signe d'attachement à la signification de ce grand événement, en l'occurrence des valeurs nationales et l'exercice des responsabilités qu'exige la souveraineté dans sa plénitude sur notre territoire et qui découlent de nos obligations envers nos provinces du Sud.

Celles-ci ont été et resteront une partie intégrante de notre territoire national dans le cadre d'un Etat aux assises bien établies et aux fondements solides.» Le message Royal aux populations de Dakhla était venu compléter de manière solennelle l'engagement déjà réaffirmé avec ferveur et détermination par le Souverain dans le discours du 30 juillet 1999 sur le Sahara.

La création du CORCAS, le renforcement de ses structures institutionnelles et humaines constituent en fait l'instrument opératoire à la vision Royale d'une solution politique négociée, qui est aux yeux des responsables de bonne foi plus qu'une caution, mais aussi la proposition la plus audacieuse et la plus plausible.

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