jeudi, 30 octobre 2008 06:47

Le bilan de la coopération espagnole élaborée dans le cadre de l'Initiative national pour le dével Spécial

Écrit par Rajaa Kantaoui
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«Je crois que la coopération entre nos deux pays est très importante. L'Espagne essaye d'appuyer les reformes marocaines en termes d'économie et de politique. Aussi, nous essayons, à travers nos actions, de relever les défis sociaux auxquels fait face le gouvernement marocain», indique Luis Planas. En poursuivant: «Je pense que l'INDH est une stratégie très intéressante à laquelle nous prêtons un appui fort». En effet, pour la coopération espagnole, le Maroc est un pays prioritaire. Il l'a déjà été pour le plan directeur 2001-2004 et l'est encore pour l'actuel plan 2005-2008.
En effet, le volume de la coopération s'est développé régulièrement lors des dernières années. L'aide non remboursable de la coopération espagnole au Maroc s'est élevée à près de 200 millions d'euros pour les cinq dernières années.

Rappelons tout de même que conformément aux accords de la dernière RAN (Réunion de haut niveau) de 2006, par rapport à l'aide remboursable, la coopération espagnole a mis à la disposition du gouvernement marocain deux crédits pour un montant total de 200 millions d'euros au compte du budget 2007 dont l'exécution est prévue pour cette année. L'Agence de coopération espagnole s'active au niveau de trois zones. La zone Nord (provinces de Tanger, Tétouan, Larache, Chefchaouen, Al-Hoceima, Taounate, Taza, Nador, Berkane, Oujda, Taourirt et Jerada) où les indicateurs de développement sont en dessous de la moyenne nationale, ce qui, ajouté à sa proximité avec l'Espagne, l'a convertit en une zone de présence traditionnelle et avec un plus grand volume de coopération. Aussi, la seconde zone concerne l'axe urbain de Casablanca, Mohammédia et Rabat où se concentrent beaucoup d'habitants et où il y a toujours des différences au niveau du développement. A cette zone s'ajoute l'axe de Khouribga, Al Kelâa et Béni Mellal (une des plus grandes zones ‘'d'émission de personnes immigrées'' au Maroc).

Enfin, la zone côtière de la région Souss Massa- Darâa, qui se caractérise par un faible niveau de développement (en dessous de la moyenne nationale) et qui, comme les deux autres zones, ‘'émet'' également de l'immigration clandestine vers les Canaries. Actuellement, l'Espagne se trouve en phase de négociations avec les autorités marocaines à propos d'une nouvelle convention de base en matière de coopération. Cette convention a pour but d'actualiser le cadre actuel de coopération. Un cadre caractérisé par une présence croissante non seulement quantitative mais aussi qualitative, et, également, un nombre croissant d'acteurs de la coopération décentralisée. Cet effort d'harmonisation et de coordination a été conçu également pour qu'il soit applicable avec les autres bailleurs de fonds de coopération au niveau international, toujours avec la concertation des autorités locales. C'est pour cette raison que la coopération espagnole a proposé une initiative de base de données et une carte de la coopération, avec la gestion du ministère de l'Economie et des Finances marocain.
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Santé…
Dans le domaine de la santé, les actions de la coopération espagnole se sont surtout centrées sur le terrain de la gouvernance du système sanitaire et de la santé maternelle et celle infantile, en envisageant les actions vers l'amélioration du système public de santé et l'amélioration de la situation de la population se trouvant en une situation de pauvreté et de vulnérabilité. Quant à la gouvernance,les actions les plus remarquables sont le soutien à la réforme de la régionalisation du ministère de la Santé, à travers la formation au niveau de la planification stratégique et la ‘'contractualisation des directeurs des services déconcentrés du ministère'', l'assistance technique sur la carte sanitaire et le soutien au développement et à l'amélioration des ressources humaines à travers des actions de formation dans de grandes institutions de formation du
ministère. Il s'agit notamment de l'Institut national de l‘administration sanitaire (INAS) et les 21 Instituts de formation aux carrières de santé (IFCS).
      

Le Matin
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