mardi, 06 janvier 2009 12:40

La barre des 8 millions de touristes a été franchie le 31 décembre Spécial

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L’évènement sera fêté en grande pompe à Marrakech cette semaine. Ainsi, le Maroc a réalisé une croissance de + 7% à fin 2008. Ce qui est un bon score compte tenu de la conjoncture économique internationale et des prévisions revues plusieurs fois à la baisse par l’Organisation mondiale du tourisme (OMT). Initialement, ces dernières ne devaient pas dépasser les 5%. A l’échelle mondiale, celles-ci étaient de 2% pour l’année 2008.

Force est de constater que, comparé à ses principaux concurrents, le Royaume s’en tire très bien. A titre d’exemple, à fin octobre, la Tunisie a enregistré une évolution de 3,4%. Le Maroc fait un peu mieux en termes de croissance (soit 6,3%) sur les dix premiers mois. Mais en termes de recettes, il dépasse de loin la Tunisie. Seules l’Egypte et la Turquie ont fait mieux que le Maroc l’année dernière. L’Egypte a réalisé une croissance de 18% à fin octobre. La destination a surtout profité de l’effet du billet vert. La Turquie a pour sa part enregistré une croissance de 10% sur les 10 premiers mois de l’année 2008. Toutefois, ces performances sont en baisse par rapport à 2007, jugée exceptionnelle.
Pour leur part, l’Espagne et Chypre affichent un trend baissier, soit respectivement -1,4 et -6% en 2008.
Pour 2009, les prévisions de l’OMT tablent sur une stagnation (zéro) pour le secteur. Mais, le ministère du Tourisme marocain se veut rassurant. La stratégie mise en place a pour objectif de faire mieux que la moyenne internationale. Ainsi, le département de Boussaïd vise au moins une croissance de 3% en 2009. Un pari difficile aujourd’hui. En effet, les professionnels ainsi que l’Observatoire annoncent une forte récession économique aux Etats-Unis et en Europe, principaux marchés émetteurs de touristes envers le Maroc. Parmi eux, la France qui arrive en tête, suivie de l’Espagne, l’Allemagne. Le Royaume-Uni, en net recul, se maintient en quatrième position. L’Italie, la Belgique, les Pays-Bas, la Scandinavie et les Etats-Unis ferment la marche.
Le challenge pour le Maroc, cette année, est de convertir les revers de la crise en opportunités. Il s’agit non seulement de maintenir les acquis mais aussi de prospecter de nouveaux marchés.

 

Source : Leconomiste  

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