mercredi, 17 juin 2009 06:22

La compétitivité en Afrique Le Maroc se classe à la 5e position Spécial

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Le top 10 des pays africains les plus compétitifs vient d'être révélé. Le Maroc, avec un score de 4,1 points, est classé cinquième. Au tout premier rang figure la Tunisie (4,6 points), devant l'Afrique du Sud (4,4 points), la première puissance économique du continent, le Botswana (4,2 points), les Iles Maurice (4,2 points).
Viennent ensuite dans un ordre décroissant, la Namibie et l'Egypte (4 points chacun), la Gambie (3,9 points), le Kenya (3,8 points) et le Nigeria (3,8 points). Ce classement a été établi par le rapport 2009 de la compétitivité en Afrique
qui a été commandité par le Forum économique mondial, la Banque mondiale et la Banque africaine de développement (BAD). Il est basé sur des données statistiques et des enquêtes couvrant une douzaine de secteurs (institutions, infrastructures, stabilité macro-économique, éducation, santé, taille du marché, innovation, etc.).

Ce rapport annuel n'a pas fait que des constats, il a émis aussi des recommandations pour que « les entreprises africaines deviennent nettement plus compétitives ». Ainsi, à court terme, les pays du continent doivent d'abord renforcer l'accès aux services financiers en promouvant les marchés des capitaux.
Il importe en effet de « moderniser les mécanismes nécessaires à des systèmes financiers solides, efficaces et ouverts». D'autant plus que la crise mondiale actuelle risque de mettre fin à la tendance d'approfondissement et d'expansion des systèmes financiers africains observée ces dernières années. Ensuite, ajoute le rapport, il faut maintenir les marchés ouverts aux échanges commerciaux.

Certes, « la crise économique mondiale pousse à plus de protectionnisme, mais celui-ci ne ferait que réduire davantage la demande et freiner la croissance». Bref, «les dirigeants africains doivent résister aux pressions politiques qui les poussent à ériger des obstacles au commerce, qui rendraient encore plus difficile la relance dans la région». Ceci étant, à long terme, trois lignes d'action sont à suivre par les pays africains. En premier lieu, l'investissement dans la modernisation des infrastructures, ce qui est de nature à « placer l'Afrique sur une trajectoire de croissance plus élevée». A cet égard, relève le rapport, l'infrastructure demeure l'un des obstacles majeurs à l'exercice de l'activité des entreprises en Afrique, puisque «l'énergie et les transports compromettent à plus d'un titre la croissance de la productivité et de la compétitivité en Afrique ». En deuxième lieu, l'amélioration des systèmes d'éducation de base et de soins de santé, lesquels sont actuellement inefficaces et brident l'exploitation du potentiel de production du continent. Sinon, la progression des entreprises africaines dans la chaîne de valeur continue d'être freinée, et par conséquent le développement économique entravé. En troisième et dernier lieu, le renforcement des structures de gouvernance.

Ceci est «d'autant plus important que la crise économique actuelle menace d'annuler les progrès accomplis dans le domaine de la bonne gouvernance». Le rapport a fait savoir dans ce sens que «des structures institutionnelles solides et transparentes ont contribué à la réussite des économies les plus compétitives d'Afrique». Reste à préciser que ce rapport a été dévoilé en marge du 19e Forum économique mondial sur l'Afrique (WEF), organisé du 10 au 12 courant dans la ville sud-africaine du Cap (sud-ouest). Un Forum qui a réuni environ 800 personnes, dont des banquiers et chefs d'entreprise, ainsi que des représentants de pays et institutions d'Europe, des Etats-Unis, de Chine et du Moyen-Orient.
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