vendredi, 17 juillet 2009 03:30

On ne se baigne plus à la plage. On skie Spécial

Écrit par Meyssoune Belmaâza
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Le jet ski, le quad, le poney et même le chameau ont la cote dans différentes côtes marocaines. Effet de mode ou amateurisme ? D'après plusieurs estivants, il s'agit d'un phénomène de la nouvelle ère suivi par certains qui souhaitent tout simplement épater la galerie. Frimer, soit ! Mais aux dépens de qui ? Des baigneurs et bronzeurs, bien sûr ! Ces derniers, justement, montent au créneau et se disent lésés pour avoir perdu bien être et sécurité au niveau des plages.
A la plage, chevaucher un poney pour quelques minutes coûte entre 30 et 100 dirhams pour les touristes. Idem pour le chameau. Quant aux jet ski et quad, la tarification varie de 200 DH les 15 minutes à 700 DH l'heure.
«Ce sont des frimeurs qui veulent tout simplement être regardés et enviés. Personnellement, je veux aussi que mes enfants montent sur des chameaux ou quad, mais sincèrement je trouve que l'endroit est inapproprié. Il y a des espaces réservés pour ces activités», nous a confié un quinquagénaire, mordu de plage.
Plusieurs plages ont hissé le drapeau «Pavillon bleu» dans le cadre des campagnes «Plages propres». A ce propos, les estivants ont attendu pour remarquer des changements positifs mais en vain. A l'inverse, ce sont les impairs qui sont légion.
La plage Bouznika, à titre d'exemple, qui se trouve à une soixantaine de km de la capitale économique est une des très belles du pays, mais n'est pas bien entretenue du tout. Dans le temps, l'endroit était vraiment idyllique et valait vraiment le détour. Les gens qui le fréquentent casquent tous - à différents tarifs certes -, pour pouvoir quand même aspirer à une certaine paix. Tranquillité qu'ils n'ont d'ailleurs plus recouvrée depuis quelque temps. Certains estivants parlent d'efforts consentis pour le renforcement de la sécurité des baigneurs et citent l'exemple de la démarche de balisage des plages entreprise par le ministère de l'Equipement et des transports. En fait, ce département avait démarré durant l'été 2006 une opération par l'équipement de six plages et, d'année en année, il a augmenté le nombre de sites balnéaires équipés pour atteindre, en cette saison 2009, 28 plages.
Le balisage des plages, explique le ministère, consiste en la mise en place de flotteurs en mer délimitant la zone de baignade et créant un chenal d'accès des engins nautiques au-delà de cette zone de baignade, qui s'étend sur une profondeur vers le large de 300 mètres et sur environ 2 km le long du littoral.
Cette opération, selon la même source, vise ainsi à prévenir tout risque d'incident ou d'altercation avec les sportifs nautiques à travers les bouées mises en place.
Cette délimitation dissuadera-t-elle les jeunes fous du guidon ?
Du côté de la direction des ports, l'on nous a expliqué que le choix du site d'implantation du chenal d'accès et de la bande littorale des 300 mètres à baliser se fait de concert avec les comités locaux des plages, notamment les représentants de la protection civile.
Cette source a également ajouté que les efforts sont déployés de la part de leur département pour tout ce qui est sensibilisation et c'est du ressort de la protection civile que d'imposer les garde-fous.
Le ministère note également que la pratique des sports nautiques s'est beaucoup développée dans toutes les plages marocaines, où elle constitue une des principales attractions et requiert donc des mesures spécifiques de prévention et d'organisation permettant la cohabitation de ces activités avec les baigneurs en toute sécurité.
Mesures spécifiques de prévention et d'organisation qui peinent encore à voir le jour du moment que les baigneurs ne sont pas du tout en sécurité avec des jeunes jetskieurs insouciants et irresponsables, pas encore sensibilisés !

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