vendredi, 17 juillet 2009 03:36

Rahal s'intéresse au tourisme médical Spécial

Écrit par
Évaluer cet élément
(0 Votes)
Le Maroc n'en finit plus d'être sous les feux des projecteurs des investisseurs européens. Du 9 au 17 juillet, Marrakech accueille une délégation d'hommes d'affaires italiens en quête d'opportunités d'affaires sur le marché marocain. Issus des secteurs de l'alimentaire, agroalimentaire, prêt-à-porter de luxe, immobilier, tourisme de santé et de bien-être… ces entreprises ont fait le déplacement à l'initiative du groupe Rahal, présent dans la gastronomie, la distribution, le tourisme... et de Italian Company group (association d'entreprises italiennes).

«Dans le contexte économique actuel, il était opportun d'attirer des investissements étrangers, notamment italiens qui étaient davantage tournés vers la Tunisie, la Turquie et les pays de l'Est», souligne Karim Rahal, président du groupe éponyme. Plusieurs rencontres sont organisées afin d'étayer davantage l'offre marocaine. L'agroalimentaire, le textile, la construction, la mécanique sont des secteurs importants pour l'investissement italien. «Des projets dans différents secteurs devraient se concrétiser très bientôt», estime-t-on chez Rahal.
Côté tourisme, le groupe Rahal, déjà présent dans le secteur, entend se positionner davantage avec une extension au tourisme médical en partenariat avec des investisseurs italiens. Des études sont en cours, en vue de déterminer les potentialités de ce créneau. Ce type de tourisme est jusque-là très peu développé dans le pays. Alors que plusieurs destinations concurrentes du Maroc sont déjà bien positionnées sur cette gamme, notamment la Tunisie. Il s'agit en tout cas de ne pas se laisser distancer par la concurrence. Aujourd'hui, l'Italie se présente comme le troisième fournisseur du Maroc (hors pétrole). «En 2008, la péninsule a exporté environ 1,7 milliard d'euros de marchandises vers le Maroc, et en a importé pour 600 millions, essentiellement des produits alimentaires et des vêtements», indique la Chambre de commerce italienne au Maroc (CCIM). Si les relations économiques entre les deux pays sont stables ces dernières années, Luca Pezzani, secrétaire général de la CCIM, juge qu'il y a tout de même «un déficit de connaissance du marché marocain».
Actuellement, il y a un réel potentiel pour se développer, en raison de la croissance économique du Royaume et de la diversification de ses besoins. Même constat chez Karim Rahal qui estime que «selon les entrevues avec les opérateurs italiens, près de 80% n'ont aucune connaissance du marché marocain». Un manque de communication qui s'explique essentiellement par le fait que «l'Italie ne faisait pas partie des priorités du Maroc il y a encore cinq ans», indique Abdelali Berrada, membre de la commission PME de la CGEM.

Lu 3630 fois

Laissez un commentaire

Assurez-vous d'indiquer les informations obligatoires (*).
Le code HTML n'est pas autorisé.