jeudi, 20 août 2009 14:11

Barid Al-Maghrib a innové une collection originale de timbres-poste Spécial

Écrit par Le Matin
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Dans le cadre de la célébration des festivités de la Fête du Trône et de la Fête de la Jeunesse, Barid Al-Maghrib a innové et lancé pour la première fois au Maroc et en Afrique une collection originale de timbres-poste disponibles actuellement dans toutes les agences du Royaume. La Poste célèbre ainsi des événements majeurs : le Xe anniversaire de l'intronisation de Sa Majesté le Roi Mohammed VI et dans son sillage la Fête de la Jeunesse qui coïncide avec le 46e anniversaire du Souverain. Il convient de souligner que le timbre constitue au Maroc un symbole de grande profondeur, parce qu'il fait partie de notre histoire.
Pour la première fois, la philatélie marocaine s'enrichit d'un apport inédit : la mise en circulation d'une collection originale de timbres-poste, réalisés sur la base de nouveaux procédés : l'imagerie lenticulaire pour le timbre portant l'effigie des trois Rois du Maroc, feu Mohammed V, feu Hassan II et S.M. le Roi Mohammed VI. Ensuite, la technique de gaufrage et dorure pour deux timbres-poste, reproduits sur un bloc feuillet illustrant deux projets majeurs du Maroc lancés par S.M. Mohammed VI : Tanger-Med et la Vallée du Bouregreg. Confiée à l'un des plus grands imprimeurs du monde, cette collection se distingue par la technique du fil en dorure, une trentaine de pays ayant déjà éprouvé le système. Elle souligne l'attachement du Maroc aux symboles nationaux dont le timbre constitue de toute évidence un exemple. C'est une longue tradition que celle d'émettre régulièrement le nouveau timbre pour couronner et célébrer les diverses manifestations nationales, dynastiques, politiques, culturelles aussi. Barid Al-Maghrib s'est fait un devoir de les accompagner à chaque occasion, de donner leur éclat aux multiples projets nationaux. La nouvelle collection, qui consacre le Xe anniversaire de l'intronisation de Sa Majesté le Roi Mohammed VI, est d'autant plus exceptionnelle qu'elle marque un tournant : elle inscrit en lettres d'or l'histoire des dernières cinquante-six années passées, elle décline aussi celle de deux règnes et d'un troisième en cours. Le timbre est à l'histoire du Maroc ce que le monument historique est à la mémoire : un témoignage de richesse. Sous le règne de Sa Majesté le Roi Mohammed VI, il s'intègre dans la culture sociale mieux qu'auparavant, parce qu'à l'effigie du Souverain, se sont ajoutées des images de la réalité économique et sociale du Maroc. Le timbre est en effet une forme d'expression particulière. Plus qu'un art stylistique et iconographique, il constitue un repère dans le patrimoine l'histoire nationale, une clef d'entrée dans l'intimité des faits et gestes des acteurs de cette histoire mais pas seulement car le timbre évoque également les changements et les mutations d'une société. Il met en valeur la richesse du patrimoine culturel d'un pays comme en témoigne l'exposition des timbres qui a eu lieu récemment à la Villa des Arts de Rabat, prélude au musée de La Poste dont on attend l'inauguration l'année prochaine avec une présentation plus moderne et une collection enrichie. La force du timbre est restée intacte au Maroc, depuis que le maréchal Lyautey a institué en 1917 la toute première série au Maroc. Timbres de protectorat, certes, mais timbres du Maroc surtout, puisqu'il déclinait une réalité politique et sociale, offrait un regard de lucarne sur une immense histoire du pays que le dessinateur de l'époque Joseph de la Nézière, peintre orientaliste célèbre et très connu, en avait dessiné six. Ils reflétaient l'insoupçonnable richesse du patrimoine architectural du Royaume. Le timbre, fruit d'une vision politique, reflet aussi de l'évolution du pays, traduisait une volonté affichée : l'enracinement dans un contexte régional et international du Maroc. Qu'il ait pris une dimension significative depuis lors, évoluant aussi au gré des conjonctures, épousant les divers profils des époques qui se sont succédé, le timbre marocain est demeuré attaché aux valeurs ancestrales de notre mémoire : la richesse architecturale et l'esthétique. Le peintre orientaliste avait opté en 1917 pour la représentation des monuments marocains suivants : la Tour Hassan à Rabat, le Grand Méchouar de Fès, la Porte Chellah à Rabat, la Koutoubia à Marrakech, Bab al-Mansour à Meknès et les ruines de Volubilis. Chacun incarne une époque, un Roi et une culture architecturale propre. Mais tous s'inscrivent dans une même continuité historique immémoriale. La vignette du timbre condensait ainsi, d'un seul tenant, le socle de nos valeurs, elle portait le nom Maroc en arabe et en français, une iconographie qui a trouvé sa belle illustration dans la phrase de l'historien de l'époque, Henri Terrasse qui disait que « les monuments marocains sont étroitement liés aux événements historiques (…) et les villes voient les édifices s'élever nombreux ». De l'ancienne histoire glorieuse, celle des grandes batailles et des édifications, de la présence de Rome au Maroc jusqu'à nos jours, en passant par les splendeurs du règne du Roi Moulay Ismaïl, dans les pas de Youssef Ibn Tachfine, Mansour Addahbi, le timbre marocain a connu ses différents fastes. « Poste Maroc » n'a nullement dérogé à la tradition, elle a revalorisé l'héritage et le patrimoine philatélique national, harmonisé, mis à profit la célébration de plusieurs événements nationaux pour contribuer à la connaissance – par le biais du timbre – à l'écriture d'une nouvelle page de notre histoire. Si les timbres du peintre orientaliste montrent le Maroc « comme une puissance à part entière dont les bases se trouvent dans son histoire et son art », les timbres de nos jours, à l'effigie des Souverains, représentant aussi d'autres acteurs de la société civile ou les grands projets de développement, nous signalent la spécificité du Maroc. Et quand bien même l'évolution de l'Internet aurait tendance à se renforcer, la Poste reste attachée à l'usage du timbre, parce qu'il incarne le symbole de l'indépendance et la richesse patrimoniale. La reconnaissance de l'Union postale universelle, qui a attribué au Maroc en novembre 2008 une médaille de bronze lors d'une compétition philatélique internationale, atteste de la vigueur de cette expression historique. Une distinction mondiale accordée pour la première fois à un pays arabe et africain et qui sera sans nul doute suivie, dans l'avenir, de médailles de plus haut niveau.
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