jeudi, 20 août 2009 14:13

Vague de chaleur jusqu'à dimanche Spécial

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La vague de chaleur que connaît le Maroc, depuis quelques jours, se maintiendra jusqu'à dimanche pour céder la place à une baisse des températures à partir de lundi, a fait savoir mercredi Mohamed Bellouchi, responsable à la Direction de communication de la météorologie nationale.
«L'anticyclone qui draine du Sud des masses d'air chaud et sec va s'affaiblir à partir de lundi pour laisser le passage à des masses d'air marin frais et légèrement humide», a-t-il déclaré à la MAP.

Ce changement, qui interviendra dans la nuit de dimanche à lundi, va se traduire par un rafraîchissement de l'air dans le Royaume et le retour du mercure au niveau normal de la saison, a-t-il expliqué ajoutant que la température pourra même accuser une légère baisse.

Jusqu'a dimanche, la chaleur se situera entre 38 et 43 degrés dans le Tadla, le Haouz et Rhamna, le versant Est, l'Oriental, le Souss et les provinces du Sud.

Sur les côtes, la température variera entre 26 et 31 degrés et se situera dans le reste du pays entre 33 et 37 degrés.

Les nuits seront relativement fraîches et la température se situera entre 20 et 25 degrés. La vague de chaleur qui a concerné le pays durant cette partie du mois d'août a été «plus fréquente et plus longue dans la durée'', a expliqué M. Bellouchi rapellant qu'elle touché notamment le Souss, Tadla, le Haouz Rhamna et les provinces du Sud.
timbre constitue au Maroc un symbole de grande profondeur, parce qu'il fait partie de notre histoire.

Pour la première fois, la philatélie marocaine s'enrichit d'un apport inédit : la mise en circulation d'une collection originale de timbres-poste, réalisés sur la base de nouveaux procédés : l'imagerie lenticulaire pour le timbre portant l'effigie des trois Rois du Maroc, feu Mohammed V, feu Hassan II et S.M. le Roi Mohammed VI. Ensuite, la technique de gaufrage et dorure pour deux timbres-poste, reproduits sur un bloc feuillet illustrant deux projets majeurs du Maroc lancés par S.M. Mohammed VI : Tanger-Med et la Vallée du Bouregreg.

Confiée à l'un des plus grands imprimeurs du monde, cette collection se distingue par la technique du fil en dorure, une trentaine de pays ayant déjà éprouvé le système. Elle souligne l'attachement du Maroc aux symboles nationaux dont le timbre constitue de toute évidence un exemple. C'est une longue tradition que celle d'émettre régulièrement le nouveau timbre pour couronner et célébrer les diverses manifestations nationales, dynastiques, politiques, culturelles aussi. Barid Al-Maghrib s'est fait un devoir de les accompagner à chaque occasion, de donner leur éclat aux multiples projets nationaux. La nouvelle collection, qui consacre le Xe anniversaire de l'intronisation de Sa Majesté le Roi Mohammed VI, est d'autant plus exceptionnelle qu'elle marque un tournant : elle inscrit en lettres d'or l'histoire des dernières cinquante-six années passées, elle décline aussi celle de deux règnes et d'un troisième en cours.

Le timbre est à l'histoire du Maroc ce que le monument historique est à la mémoire : un témoignage de richesse. Sous le règne de Sa Majesté le Roi Mohammed VI, il s'intègre dans la culture sociale mieux qu'auparavant, parce qu'à l'effigie du Souverain, se sont ajoutées des images de la réalité économique et sociale du Maroc. Le timbre est en effet une forme d'expression particulière. Plus qu'un art stylistique et iconographique, il constitue un repère dans le patrimoine l'histoire nationale, une clef d'entrée dans l'intimité des faits et gestes des acteurs de cette histoire mais pas seulement car le timbre évoque également les changements et les mutations d'une société. Il met en valeur la richesse du patrimoine culturel d'un pays comme en témoigne l'exposition des timbres qui a eu lieu récemment à la Villa des Arts de Rabat, prélude au musée de La Poste dont on attend l'inauguration l'année prochaine avec une présentation plus moderne et une collection enrichie.

La force du timbre est restée intacte au Maroc, depuis que le maréchal Lyautey a institué en 1917 la toute première série au Maroc. Timbres de protectorat, certes, mais timbres du Maroc surtout, puisqu'il déclinait une réalité politique et sociale, offrait un regard de lucarne sur une immense histoire du pays que le dessinateur de l'époque Joseph de la Nézière, peintre orientaliste célèbre et très connu, en avait dessiné six. Ils reflétaient l'insoupçonnable richesse du patrimoine architectural du Royaume. Le timbre, fruit d'une vision politique, reflet aussi de l'évolution du pays, traduisait une volonté affichée : l'enracinement dans un contexte régional et international du Maroc. Qu'il ait pris une dimension significative depuis lors, évoluant aussi au gré des conjonctures, épousant les divers profils des époques qui se sont succédé, le timbre marocain est demeuré attaché aux valeurs ancestrales de notre mémoire : la richesse architecturale et l'esthétique.

Le peintre orientaliste avait opté en 1917 pour la représentation des monuments marocains suivants : la Tour Hassan à Rabat, le Grand Méchouar de Fès, la Porte Chellah à Rabat, la Koutoubia à Marrakech, Bab al-Mansour à Meknès et les ruines de Volubilis. Chacun incarne une époque, un Roi et une culture architecturale propre. Mais tous s'inscrivent dans une même continuité historique immémoriale. La vignette du timbre condensait ainsi, d'un seul tenant, le socle de nos valeurs, elle portait le nom Maroc en arabe et en français, une iconographie qui a trouvé sa belle illustration dans la phrase de l'historien de l'époque, Henri Terrasse qui disait que « les monuments marocains sont étroitement liés aux événements historiques (…) et les villes voient les édifices s'élever nombreux ». De l'ancienne histoire glorieuse, celle des grandes batailles et des édifications, de la présence de Rome au Maroc jusqu'à nos jours, en passant par les splendeurs du règne du Roi Moulay Ismaïl, dans les pas de Youssef Ibn Tachfine, Mansour Addahbi, le timbre marocain a connu ses différents fastes.

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