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jeudi, 10 avril 2008 06:17

L'Algérie et le polisario appelés à abandonner la polémique stérile

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el-mostafa-sahelL'Algérie et le polisario tentent depuis quelque temps d'occulter leur manque d'engagement politique dans le processus de négociation sur le Sahara en recourant à des manœuvres de diversion et à la polémique, a souligné le représentant permanent du Maroc auprès des Nations unies, El Mostafa Sahel, dans une lettre au secrétaire général de l'Onu, Ban Ki-moon, rendue publique mercredi à New York. 

"Depuis quelques temps, l'Algérie et le polisario tentent d'occulter leur manque d'engagement politique dans le processus de négociation de Manhasset, en s'efforçant de détourner l'attention de la communauté internationale, vers des prétendues violations des droits de l'homme, dont seraient victimes des personnes originaires de la région du Sahara et d'autres régions du Royaume", note cette lettre, diffusée en tant que document officiel du Conseil de sécurité.

Après avoir rappelé que le secrétariat de l'Onu a été "destinataire de plusieurs communications véhiculant ces allégations, dont les auteurs ont espéré que la répétition finirait par transformer le mensonge en vérité", M. Sahel souligne que "le Maroc s'est refusé de s'inscrire dans cette logique et s'est abstenu de répondre à ces accusations infondées et à ces manœuvres de diversion, préférant consacrer toute son énergie à la réussite des négociations, menées actuellement sous les auspices de l'Onu, et au processus de développement socioéconomique des populations de la région du Sahara".

Pour lever toute ambiguïté et éviter tout amalgame, le diplomate marocain a, en outre, apporté une série de clarifications concernant les éléments qui servent de leitmotiv aux auteurs de ces allégations.

A cet égard, il rappelle que le Maroc, dans le cadre de la mise en œuvre de son projet de société moderne et démocratique, a entrepris des réformes profondes et a réalisé des progrès importants, connus et reconnus, en matière des droits de l'Homme.

"Le Royaume, qui a incorporé dans sa Constitution le respect des droits de l'Homme tels qu'ils sont universellement reconnus, a ainsi ratifié la plupart des instruments internationaux des droits de l'Homme et de droit humanitaire, ou y a adhéré et s'est attaché à mettre en adéquation sa législation nationale, avec ses obligations internationales", tient à relever M. Sahel ajoutant que le Maroc coopère, en outre, étroitement et systématiquement avec les organismes et les mécanismes internationaux, notamment onusiens, des droits humains.

Il a, également, indiqué que le Royaume a entrepris, notamment dans le cadre de 1'Instance équité et réconciliation, d'examiner toutes les violations passées et attestées des droits de l'Homme, depuis l'indépendence, et a assumé la responsabilité d'en indemniser, individuellement et collectivement, les victimes.

En ce sens, il rappelle aussi que "les lois et règlements en vigueur, garantissant et protégeant l'exercice des droits de l'homme et des libertés fondamentales, sont appliqués de manière identique sur l'ensemble du territoire du Royaume, y compris dans la région du Sahara". Pour ce qui est des droits économiques, sociaux et culturels, M. Sahel relève que "le Royaume a consenti des efforts colossaux dans les infrastructures et dans les secteurs de l'éducation, de la santé et du logement".

"Ce qui fait qu'aujourd'hui cette région enregistre des taux de scolarisation et de couverture sanitaire supérieurs à ceux d'autres régions du Maroc", précise le représentant marocain ajoutant que, de même, dans le domaine des droits civils et politiques, les avancées sont notoires et la participation des habitants de la région du Sahara à la vie politique, économique, sociale et administrative est très active.

En outre, et à l'instar des autres régions marocaines, la région du Sahara bénéficie, également, de l'action des mécanismes nationaux de promotion et de protection des droits de l'Homme, poursuit-il.

Dans ce cadre, l'Ombudsman marocain (Diwan Al Madhalim) a ouvert une section dans la région, tandis que le Conseil consultatif des droits de l'Homme a, récemment, procédé à l'ouverture d'un Bureau administratif régional à Laâyoune.

Les allégations des autres parties, qui s'inscrivent dans une stratégie aujourd'hui largement dévoilée, tentent de ressusciter, affirme l'ambassadeur, des questions considérées comme closes par les organismes internationaux compétents, telles que celles relatives aux "prisonniers de guerre", dont l'Algérie et le polisario assument une responsabilité imprescriptible, ou celle liée à la disparition forcée pour laquelle le Royaume a consenti des efforts salués, au demeurant, par le Groupe de travail sur les disparitions forcées ou involontaires, au point de présenter le Maroc comme un exemple pour les autres pays.

"Ces allégations concernent, également, l'instrumentalisation de cas de détenus de droit commun, en recourant à la désinformation et à l'amalgame", poursuit le diplomate, précisant que ces personnes se sont rendues coupables d'actes prohibés par la loi au titre des délits de droit commun.

M. Sahel relève, en outre, que ces personnes, qui ont toutes bénéficié des garanties du procès équitable offertes par la législation en vigueur, ont recouru à des grèves intermittentes de la faim, orchestrées, de manière systématique, en relation avec des échéances onusiennes et concomitamment avec les rounds de négociation.

Contrairement aux allégations des autres parties, la région du Sahara poursuit son processus de développement socioéconomique dans la quiétude, la sérénité et l'ouverture, note l'ambassadeur rappelant qu'ainsi, près de 1.300 journalistes représentant les médias internationaux, y compris ceux entièrement acquis aux thèses des autres parties, ont visité la région du Sahara et réalisé des reportages en toute liberté.

De même, un grand nombre de convois humanitaires, de rallyes sportifs, de caravanes, de délégations aux colloques scientifiques, aux festivals culturels d'organisations non gouvernementales -dont Amnesty International et Human Rights Watch- avec la participation de milliers d'étrangers, y ont séjourné, rappelle M. Sahel, ajoutant que de nombreux diplomates, parlementaires, hommes d'affaires, représentants d'organisations internationales et autres personnalités étrangères ont visité la région du Sahara, en toute liberté, particulièrement ces dernières années.

"Le Royaume du Maroc espère que cette mise au point lèvera définitivement les équivoques et permettra de faire 1'économie d'une polémique autant stérile qu'improductive, en faisant converger les efforts de tous vers la création des conditions les plus propices à la réussite des négociations", souligne enfin l'ambassadeur.

Et de conclure que "Le Maroc a démontré par les actes sa volonté d'enrichir la dynamique lancée par le Conseil de sécurité et s'engage à persévérer dans cette voie".

MAP

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