mardi, 10 avril 2007 07:19

la légitimité de la commanderie des croyants réside dans les choix religieux de la nation

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La Commanderie des croyants (Imarat Al-Mouminine) tire sa légitimité des choix religieux de la Nation, qui a accepté de faire de l'Islam la religion de l'Etat depuis sa naissance, statut qui se trouve encore davantage consolidé par le fait que la Dynastie Alaouite est de lignée chérifienne, sachant que Amir Al-Mouminine est descendant du prophète Sidna Mohammed, paix et salut sur Lui.

La constitution, à laquelle les Marocains ont adhéré par une série de référendums, stipule que le Maroc est une Monarchie constitutionnelle, démocratique et sociale et que le Roi, Amir Al-Mouminine, est garant de la pérennité et de la continuité de l'Etat et protecteur des droits et des libertés des citoyens, des groupes sociaux et collectivités. Il est garant de l'indépendance de la Nation et de l'intégrité territoriale du Royaume dans ses frontières authentiques.

Ce référentiel religieux-politique intégré qui avait tant nourri l'esprit de la résistance au sein du peuple marocain et lui avait permis de sortir de l'expérience de la colonisation avec une volonté encore plus affirmée pour la poursuite du Grand Jihad et l'édification de l'Etat moderne démocratique, de l'Etat de droit. Cette légitimité historique plonge ses racines dans les origines du premier Etat au Maroc, constitué après l'adhésion des Marocains à l'Islam au premier siècle de l'Hégire.

L'acte d'allégeance vient conférer toute sa légitimité juridique et civile à Amir Al-Mouminine. Il s'agit d'un contrat d'échange d'allégeances pour la réalisation d'un certain nombre d'objectifs d'intérêt public à tous les niveaux sociaux, politiques et religieux.

Cette spécificité marocaine place Amir Al-Mouminine en position de principale référence pour trancher les questions engageant le sort du pays, telle que la sauvegarde de l'unité confessionnelle, territoriale et sociale. Le Code de la Famille, adopté après débat entre les différentes composantes de la société marocaine, a trouvé auprès de Amir Al-Mouminine la référence pour s'affirmer et se soustraire aux divergences.

Obéissant à ces valeurs et aminé par le souci de leur assurer consécration, le Maroc s'emploie, conformément aux Hautes orientations de Amir Al-Mouminine, à édifier un modèle de gestion religieuse garantissant les constantes en matière de doctrine, de rite et de conduite, sous caution de la Commanderie des croyants et en harmonie avec ses choix modernistes. Le Royaume tend à asseoir cet édifice, en y associant toutes les institutions religieuses, à travers le renforcement de l'institution des ouléma et la mise en place de tous les moyens juridiques, matériels et moraux afin d'en faire le grand rassembleur des membres de la société et le moyen d'expression de leurs choix religieux.


Le ministère des Habous et des Affaires islamiques est l'un des affluents de l'institution de la Commanderie des croyants. Il est chargé de veiller à la gestion de la chose religieuse et de l'application des Hautes orientations de Amir Al-Mouminine. Sa nouvelle structuration lui a permis de s'intégrer dans les options décisives de la Nation en matière de renforcement des institutions et de s'insérer dans le processus de démocratie, de respect des droits humains et de consolidation de l'Etat de droit. C'est ce département qui est en charge, en matière religieuse, du contrôle, de la bonne gestion et de l'application des Hautes orientations de Amir Al-Mouminine.


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Le fait de placer le Conseil supérieur des Ouléma sous la présidence de Amir Al-Mouminine correspond aux liens organiques qui existent entre cette institution et la Commanderie des croyants. Le Roi dispose du titre de Grand Imam, au nom de Qui est édictée la fatwa et sont dits les prêches. Il appartient donc à l'Imam, en sa qualité de représentant du Grand Imam et d'homme de confiance ayant la garde de la religion de la Nation, de veiller au respect des prérogatives de la direction religieuse. Pour garantir l'unanimité et l'unité des gens, la sagesse, tout aussi bien que la raison, lui commande le respect des choix de la société politique, culturelle et religieuse.

Parmi les manifestations du Grand Imamat, figure la grande sollicitude dont bénéficie le Coran, l'organisation de débats de sciences religieuses, l'accomplissement de la prière du vendredi, la présidence des évènements religieux, la présence aux deux fêtes et l'immolation, au nom de la oumma, le jour de l'Aid Al-Adha.

Pour protéger et élever la sécurité spirituelle, le Conseil supérieur et les Conseil locaux des Ouléma se sont vus dotés de prérogatives de gestion des sciences religieuses, de la prédication et de l'encadrement de la fatwa. C'est ainsi que les Ouléma ont acquis une institution qui leur est propre, que la Fatwa dispose aussi de la sienne, et que toutes les deux opèrent dans les limites des choix de la Nation afin d'empêcher que ces structures ne se réduisent à des îlots désertés, comme il est affirmé dans le discours royales à l'occasion de l'installation des Conseils locaux des Ouléma le 30 avril 2004.

La politique de gestion de la chose religieuse au Maroc fonctionne de façon à ce que la sécurité spirituelle soit protégée dans le cadre de la spécificité marocaine représentée par la Commanderie des croyants, la sauvegarde de l'unité idéologique et doctrinale dans le cadre du rite malikite et de la doctrine achâarite, et la promotion de la conduite spirituelle à travers l'expérience soufie qui a façonné l'esprit religieux des Marocains.

Le modèle marocain en matière d'édification de la chose religieuse est réaliste et s'appuie sur les spécificités religieuses, historiques et sociales du Maroc. Il a ses propres outils d'application et s'intègre parfaitement dans son environnement institutionnel, dans le respect des spécialités.


 Pour protéger la religion contre les saboteurs, les aléas du temps et les retournements des situations, les deux institutions politique et religieuse se rencontrent en Amir Al-Mouminine. La question de la religion est une affaire de la plus haute importance. Toute politique en la matière requiert donc une attitude de rigueur.

Ainsi, le renouvellement du discours et la formation des Imams et des Ouléma chargés de transmettre les enseignements sont à même de préserver le climat de sécurité et de stabilité dont jouit le Maroc sous la conduite de Amir Al-Mouminine, Sa Majesté le Roi Mohammed VI.

Le serment d'allégeance reçu à Akaba par Sidna Mohammed, prière et salut sur Lui, annonçait une nouvelle aube porteuse de bien pour l'humanité, rayonnant de justice et d'équité et faisant asseoir la liberté et l'égalité.

Dans sa quintessence, la religion tend à préserver et protéger l'âme, la raison, les biens et la dignité , et c'est ainsi que Amir Al-Mouminine protège la religion et la foi en assurant l'application du droit divin et des droits humains, en chassant le mal et en faisant place à l'utile.

La célébration par les Marocains du Mawlid A-Nabaoui sous la conduite de Amir Al-Mouminine, protecteur de la foi et de la religion, est une manifestation à la gloire de l'Homme prônant le bien, le juste milieu et la justice, celui-là même qui prêche la liberté, la sécurité, l'amour du prochain et les valeurs de générosité.

Tout au long de leur histoire, les Marocains observé ces enseignements dans la gestion de leurs affaires, au point que cela est devenu une composante de leur personnalité et de leur esprit.

Amir Al-Mouminine est le symbole et garant de cette voie qui protège l'identité et l'intérêt. Ce sont là les fondements de l'allégeance à Amir Al-Mouminine, prêtée par serment constamment renouvelé par les Marocains en signe d'attachement à leurs choix politiques et religieux, un serment qui fait l'unité de la nation, exprime l'adhésion de la société et traduit l'enracinement de l'Etat.

Par la prestation du serment d'allégeance à Amir Al-Mouminine Mohammed VI le 23 juillet 1999, les Marocains avaient renouvelé leur attachement à leurs sentiments et à leurs solides liens.

Les rencontres de Amir Al-Mouminine avec la Nation dans toutes ses contrées sont autant de manifestations d'estime et de décisions, annonçant une marche derrière un guide réunissant toutes les conditions requises pour la Beïâ (Allégeance), qui maîtrise les valeurs de l'Islam enraciné en lui depuis sa naissance et qui a pratiqué la proximité avec la réalité de son peuple.

L'Islam est la religion de l'Etat et le Roi le Garant de la liberté du culte dans un cadre de respect des religions et de leurs choix, obéissant ainsi à un credo immuable qui exclue et méprise la contrainte, sachant qu'il n'y a "nulle contrainte en religion", et qui place la protection des gens et la sauvegarde de leurs intérêts au chapitre des objectifs de l'Etat et du sommet du pouvoir.

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