mardi, 12 août 2008 15:19

Le Maroc aux Jeux Olympiques 2008 : Des défaites en série, en attendant le taekwondo et l'athlétisme Spécial

Écrit par Belaïd Bouimid
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olympics 08On s'y attendait et on l'a même pronostiqué, sur les sept disciplines engagées au nom du Maroc, cinq le sont pour la participation. On doit en être fier, car d'autres pays se sont suffis du minimum de disciplines et de sportifs pour éviter des dépenses jugées inutiles.
Il y en a même qui ont privilégié les dirigeants, venus en plus grand nombre que les athlètes, «à l'image de mon pays, nous dit un journaliste africain plus que décu, surtout que des gamins auraient gagné à venir à Pékin et en tirer une bonne expérience pour les JO de Londres».
On est déjà en train de faire le pré-bilan, avec les Africains, à l'exception de l'Ethiopie et du Kenya, qui se disent optimistes et tablent sur l'athlétisme pour «sauver l'image de l'Afrique», comme annonce fière et le thorax enflé Yvelynes, reporter à la «Kenyan TV», qui se paye des directs et reçoit en contrepartie de grosses dividendes.
Cet argent est-il reversé à l'athlétisme kenyan ? «Rien n'est moins sur» regrette notre consoeur, qui est la voisine d'habitation de la famille Obama à Nairobi et dont le petit fils est candidat à la présidence des Etats-Unis d'Amérique.
Alors, on nous interpelle à notre tour, sur le tennis notamment: «On considère le Maroc comme la puissance par excellence du tennis africain et on ne comprend pas que les Trois Mousquetaires n'aient pas produit de successeurs?».
Alors, on se met à faire le bilan pas du tout glorieux, pour les deux premières journées de compétition.
2 défaites en judo sur 4 concurrents, avec la sortie de Younès Ahmadi qu'on donnait favori, au moment où Rguig a cru utile d'ajouter à la défaite, déjà amère, des justifications qui nous rappellent à l'absence d'une véritable culture sportive (olympique ?) au sein de la collectivité sportive nationale.
4 défaites en boxe sur 10 participants, avec le jeune Mehdi Ouatib tombé dans la soirée de lundi.
En natation, Sara Bikri a, elle, achève 19e mais après avoir terminé en tête de série et amélioré son record du 100m brasse, sans entraîneur.
En escrime, Issam Rami a échoué face au Polonais Thomas Motika, en attendant la prestation de Ali Hussein Xavier, mercredi. Nos deux escrimeurs évoluent d'ailleurs tous deux, en tant que professionnels en France et sans cela, le Maroc n'aurait pas mis un terme à 44 années d'absence olympique dans cette discipline.
Pour le moment, seul le boxeur Driss Moussaid a réussi à battre son adversaire australien, sur le score sans appel de 22-2, mais réussira-t-il à récidiver, jeudi, face au Cubain Igniciace, auteur de nombreux exploits mondiaux.
En boxe, les Cubains ont la même carrure que les Brésiliens en football et ils sont partout craints, tout autant d'ailleurs que les pugilistes des pays européens de l'Est et des petites républiques nées de l'éclatement de l'URSS.
Il reste maintenant la jeunesse à investir, pour 2012 comme ne cesse de le répéter le DTN roumain Oras, relayé par Younès Ahmadi, entraîneur national de boxe.
«Mehdi Khalissi a rencontré un double champion du monde, il n'a que 19 ans et il a réussi à vivre une bonne expérience, face à un grand champion. On va travailler maintenant pour faire en sorte qu'il soit compétitif aux JO de Londres. Il faut être indulgent avec les jeunes et cela compte énormément en sport».
Cette phrase revient comme un leitmotiv dans la bouche de tous les encadreurs et dirigeants marocains, qui parlent de manque d'expérience et d'avenir, avec le rajeunissement des effectifs. Mais est-il vraiment opérationnel de calculer les prévisions en fonction de délais olympiques de quatre années, sachant les réalités du sport marocain qui compte énormément et jusqu'à en dépendre à mort, sur l'improvisation?
Mais restons dans les JO, car tout n'est pas encore fini et l'essentiel n'a pas encore commencé...

AL Bayane
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